J’aime MULTI : du grand héron au thé vert japonais et aux patates douces

J’aime tant de choses. J’aime aimer tant de choses. 

J’aime ouvrir un nouveau fichier Word pour déposer une idée, un concept, un projet, un chapitre. De sorte que quand j’allume mon ordi, tout s’illumine comme un sapin de Noël. Parce que c’est beaucoup d’idées, d’élucubrations, d’intérêts. Et ça peut être merveilleux. C’est pétillant et prometteur. C’est full créativité. 

Le défi, c’est de s’aligner en amalgamant tout ça pour y découvrir la forme. Ze forme, unique, à quoi l’on donnera vie. Car il y a multi-possibilités. Et parfois ça donne le vertige. Pourtant, dans notre contexte socio-éducatif-écono-environnemental, l’avenir est aux créatifs, polyvalents et passionnés qui pensent « out of the box ».

Je sais, ce n’est pas toujours reposant. Nous, les MULTIS, on aime apprendre, se former, développer, concevoir, c’est une route sans fin. Ce sentiment d’urgence, cette façon de voir autrement, avec une autre perspective, cette flamme qui brille dans la grisaille, tout ça et quoi d’autre encore, amène dans les milieux de travail et les familles cette confrontation à l’ordre établi : « ce n’est pas habituel… », « c’est trop intense », « ça ne se peut pas », « pas encore un autre projet! ». Mais cette empathie, cette créativité, cette façon de casser les codes désuets, la société en a grandement besoin.

J’ai traversé la route de l’opposition à cette diversité d’intérêts, talents et passions. Il n’y a pas si longtemps – peut-être même encore -, on nous apprenait à fonctionner en silo, à choisir « une branche » et s’y accrocher pour toujours. Ouf! Quel ennui! J’avais l’impression qu’on brisait mes ailes à chaque battement de projet créateur. J’avais de l’intérêt pour différents domaines – avec fougue et énergie-, je posais des questions, je défrichais de nouvelles avenues, tout en étant sensible à mon environnement et aux possibles. Ça dérange le statique. ET c’est l’avenir! Il est temps de voir autrement les multis, car notre époque réclame des solutions, des « touche-à-tout » mobilisés, sensibles, qui peuvent se « revirer sur un dix cents » et harmoniser un groupe.

Si l’on n’a pas été supportée et encouragée dans sa multipotentialité, il est toujours possible de se l’offrir par un accompagnement : on apprendra à reconnaître son mode de fonctionnement, à honorer son parcours, à recouvrer ses pépites d’or, et à intégrer des outils pour gérer ce potentiel. De plus, le coaching permet de s’aligner et de faire des choix & actions efficaces. C’est à travers ce processus qu’on peut ressentir sa contribution au monde et contacter ce sentiment si délicieux que d’être à sa place.

Tout comme le grand héron, notre animal totem, c’est une invitation à la grande aventure de la réalisation de soi en répondant à son appel profond. Et la planète en a besoin. Et si c’était un atout d’être multi? Sur ce, à travers quelques tâches en cours, des patates douces cuisent à la vapeur et ça sent bon. Je vais prendre un moment pour déguster mon matcha. 

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